Ephraïm Rozen naît en le 15.01.1925 (officiellement), mais sa naissance réelle date sans doute du 8 kislev 5685 (5.12.1924); et décède le 2 adar 5775 (21.02.2015).

Il vit le jour en Pologne dans la ville industrielle d'Ostrowiec-swietokrisky , où vivent 25% de Juifs. Il est le quatrième d'une famille de sept enfants dont un frère plus âgé qu'il n'a jamais connu.

Il est le fils de Yaacov Shemouel Rozencwajg et Sarah Rivka Gotlib .

Ses frères et sœur sont: Keila-Perle, Avraham-Lejb, Gucia, Ephraim Nehemia, Frajdla, Tsipora et Judith-Beracha.

Ses parents possèdent une petite usine de bougies et de savon.

Après l'invasion des troupes allemandes en Pologne en septembre 1939, l'entreprise de ses parents est confiée à un administrateur provisoire et un ghetto est constitué à Ostrowiec. En 1942, sa mère meurt du typhus, son père est fusillé tandis que le reste de sa famille est déporté le 11 octobre 1942. Avant de mourir, le père d'Ephraïm Rozen le cache en lui ordonnant de "rester vivant". Ephraïm Rozen est alors contraint de travailler en usine dans le ghetto rétréci d'Ostrowiec puis dans un camp. En mai 1944, il se cache à nouveau mais est ilrepris par les SS et emprisonné dans un camp de concentration aux environs d'Ostrowiec.

Déporté à Birkenau, il est envoyé travailler dans la mine de charbon de Jaworzno. Pour tenir bon, il se raccroche à sa foi en Dieu. En janvier 1945, il participe à la marche de la mort et se retrouve à Buchenwald. En février, il est envoyé dans le camp de Schörzingen.

Libéré par les soldats français, il est soigné à Constance puis rapatrié en France où il décide de s'installer.

Lorsqu'il arrive à Paris, il ne parle pas un mot de français, mais il parvient cependant à suivre l'enseignement du Séminaire rabbinique de la Rue Vauquelin en 1945.

Son premier poste de rabbin le conduit à Clermont-Ferrant, puis il officie à Toulouse.

Il sera rabbin à Sarreguemines de 1967 à 1986, et il reçoit le titre de grand rabbin.

Ensuite il s'installe à Strasbourg, où il se consacre principalement aux études juives.

En 1993, il participe à l'ouvrage collectif Célébrations dans la tourmente (edition. Verdier), dans lequel il témoigne des épreuves qu'il a subies pendant la guerre.

En souvenir du General Koenig de mémoire bénie il acceptera à la demande de René Guttman, Grand Rabbin du Bas-Rhin ; la légion d'honneur.

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